V&S : Quand avez-vous décidé de devenir écrivain?
Beth Fantaskey : Je ne l’ai jamais vraiment décidé ! Même à l’université je n’étais pas partie pour une carrière d’auteur. Mais quand j’ai eu mon diplôme j’ai commencé à travailler en tant que rédactrice de discours. C’est la que j’ai réalisé « Hey je pourrais faire ca pour vivre ! » rapidement j’ai commencé à écrire dans des journaux et des magazines, jusqu’au jour où j’ai voulu essayer la fiction. Ce qui est drôle c’est qu’aujourd’hui je n’arrive pas à imaginer ce que j’aurai fait comme métier si je n’avais pas commencé à écrire !
V&S : N’est ce pas trop personnel de vous demander votre date de naissance ?
Beth Fantaskey : Aucun problème … 22 décembre 1965
V&S : J’ai lu sur votre site web que vous êtes professeur à l’université. Quelle matière enseignez-vous ?
Beth Fantaskey : J’enseigne le journalisme et les relations publiques. J’enseigne également comment prendre la parole en public, ce qui est dingue, car je suis moi-même terrifiée de parler en public. J’ai carrément du mal à parler devant mes propres classes !
V&S : Ce n’est pas difficile de concilier l’enseignement, l’écriture et la vie de famille ?
Beth Fantaskey : waouh… ce semestre ca l’est. Au début du semestre, je me suis dit que « si tout se passe bien, je serai en mesure d’assumer mon travail et ma famille ». Et bien sur, une semaine plus tard je me suis cassé la main en tombant dans les escaliers. Du coup entre la douleur et le plâtre qui m’empêche d’utiliser les deux mains, surtout pour taper au clavier, ca été plus mouvementé que d’habitude. Il me tarde les vacances d’hiver …
V&S : Pourquoi avoir choisi “paranormal romance” pour ce roman ?
Beth Fantaskey : je voulais vraiment que mon héroïne, Jessica, qui est tellement rationnelle, soit confrontée à une vérité qui bouscule tout ce qu’elle croit, sur elle mais aussi sur la réalité du monde. Cette réalité devait donc être au delà de ce que nous pensons être normal. C’est de la que vient le coté vampire de l’histoire. Pour ce qui est de la romance, j’adore ca tout simplement ! Même dans des aventures comme le Seigneur des Anneaux (JRR Tolkien) ou le Conte de Monte Cristo (Alexandre Dumas) j’ai toujours été fascinée par le coté romantique de l’histoire. J’aime la dynamique que cela crée entre les personnages.
V&S : Comment se débarrasser d’un vampire amoureux est un très bon roman. Vous m’avez dit dans un précédent échange de mail que vous contiez écrire une suite. Les chapitres qui sont en ligne sur votre site sont-il le début de cette suite ou plutôt un lien entre les deux romans ?
Beth Fantaskey : Merci beaucoup ! Les chapitres qui sont en ligne sont plutôt ma façon de remercier tout les lecteurs qui voulaient savoir ce qui allait arriver à Jess et Lucius. Si j’écris une suite ils serviront de pont avec l’histoire suivante.
V&S : J’ai beaucoup aimé vos vampires. Ils peuvent avoir des enfants, sortir en plein jour, ils sont plutôt normaux, mise a part leur soif de sang. D’où vous vient cette vision très inhabituelle du vampire ?
Beth Fantaskey : Ca vient du fait que je suis totalement ignorante du genre ! Je ne savais pas vraiment qu’il y avait des règles, en dehors de vieux mythes tels que le soleil et l’ail. Et ces traditions ne collaient pas avec Lucius. Il ne fuirai jamais devant de l’ail, et j’avais vraiment besoin qu’il aille au lycée donc il ne pouvait pas fondre au soleil. En gros je voulais surtout que mes vampires soient puissants, dangereux et passionné. (et aussi spirituel, j’espère…)
V&S : avez-vous déjà pensé à écrire le fameux guide que donne Lucius à Jessica ?
Beth Fantaskey : non je n’y avais jamais pensé mais je vais y réfléchir maintenant, ca pourrait être drôle !
V&S : Pourquoi les personnages sont-ils si jeunes ? Pourquoi ne pas avoir pris une jeune femme de 21 ans par exemple.
Beth Fantaskey : C’est une excellente question. J’avais le sentiment que dans une société traditionnelle comme celle des clans Vladescu-Dragomir, Jessica et Lucius seraient considérés en âge de se marier à 18 ans. Et bien qu’il soit possible de se marier à 18 ans aux Etats-Unis, ce n’est pas courant et c’est certainement une perspective qui choquerai une jeune lycéenne innocente comme Jessica. Je pensais qu’elle devait encore être d’une certaine naïveté pour que mon histoire tienne la route. De plus une adolescente est toujours contrainte par les règles de sa famille. Jessica est obligée de cohabiter avec Lucius tant que ses parents disent qu’il peut rester vivre à la ferme. Si elle avait eu 21 ans, elle aurait pu l’éviter beaucoup plus facilement.
V&S : Pouvez vous nous en dire un peu plus sur votre prochain livre Jekel Loves Hyde ? De quoi parle l’histoire ?
Beth Fantaskey : Jekel Loves Hyde parle de deux adolescents qui apprennent qu’ils partagent une mystérieuse connexion, et potentiellement mortelle, avec la vieille histoire de Robert Louis Stevenson. Au fur et à mesure qu’ils travaillent pour résoudre le mystère, ils deviennent plus attachés, et plus dangereux, l’un à l’autre. C’est également une « paranormal romance» avec beaucoup d’intrigues et de rebondissements. J’espère que vous l’aimerez !