Alexia, quand nous étions morts

Titre original : Retrum
Rang dans la saga : N° 1
Editeur : Black Moon
Date de parution : lundi 16 mai 2011
Public : 15 ans et plus
Genre : Dark fantasy
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

C'est l'histoire de Christian, un jeune Espagnol de 17 ans qui, en perdant son frère jumeau, a perdu le goût de vivre. La seule chose qu'il aime encore : errer dans les cimetières comme une âme en peine, de la musique classique plein les oreilles, en lisant les grands Romantiques. Jusqu'au jour où il entend un chant étrange, comme venu d'outre-tombe, un chant féminin qui le touche au plus profond de son être. Un chant... ou peut-être un rêve ? Deux mois plus tard, il la rencontre enfin. Alexia. Un seul regard et, pour la seconde fois, sa vie bascule.

Notre avis

L'avis de Chilila: 5/5

Ce livre est tout simplement un immense coup de cœur !

C’était la première fois que je lisais un roman espagnol, ce qui change beaucoup des Best-seller américains et c’est quelque chose de très appréciable. J’ai été complètement happée par l’ambiance très particulière du livre et je me suis tout simplement laissée entraîner dans cet univers gothique et fascinant duquel je ne pouvais plus sortir.Le livre est très souvent assez déroutant mais on laisse volontiers l’auteur nous entraîner toujours plus profondément dans cet univers différent et hypnotisant. Durant tout le livre les personnages,tous mystérieux et envoûtants, et l’histoire n’ont cessé de me surprendre et je n’ai tout simplement pas pu reposer le livre avant d’en être arrivée à la dernière page. 

L’histoire se déroule en Espagne, à Teià une petite ville près de Barcelone, et on suit Christian, un jeune adolescent de 17 ans, qui a perdu son frère jumeau lors d’un accident de moto. Il se renferme alors sur lui-même et vit dans la tristesse, le remord et la culpabilité. C’est un personnage très dépressif et touchant et, lors d’une de ses visites habituelles au cimetière, il entend un chant envoûtant qui va changer son existence. Il rencontre alors Alexia, cette jeune fille pâle aux lèvres violette, fascinante et mystérieuse, ainsi que le reste des « pâles » , une sorte de secte qui va de cimetière en cimetière et rentre en contact avec les morts. 

Christian va alors rejoindre ce groupe étrange et gothique qui passe ses nuits sur des tombes, ne s’habille que de noir et se maquille le visage en blanc et les lèvres en violet, sans oublier cette fleur violette sur leur poitrine qui représente l’emblème du « Retrum », leur groupe. Plus qu’un jeu, il s’agit d’un véritable mode de vie que Christian va adopter, suivant Alexia et devenant rapidement pour elle plus qu’un ami.
L'intrigue tourne autour d’une promesse entre Alexia et Christian : l'amour va au-delà de la mort.
C’est un livre qui m’a pas mal retournée et fait réfléchir notamment au vu des thèmes exploités par l’auteur, le meurtre, les sectes, l’amour, la mort… Autant de thèmes qui sont profonds et excellemment bien traités. Christian est un personnage torturé par la mort de son frère et à travers lui on expérimente nombres de sensations, le premier amour, l’attirance, le suicide ou encore tout simplement la recherche de soi-même et j’ai trouvé certains de ces passages particulièrement forts et bien écrits.

J’ai aussi beaucoup aimé les références littéraires mais surtout musicales qui accompagnent la lecture et rajoute quelque chose d’assez particulier au style de Francesc Miralles.
Je tiens à faire remarquer la très bonne traduction de ce livre ainsi que la couverture qui est très belle et reflète particulièrement bien l’ambiance et l’histoire.

Vous avez donc compris, il s’agit d’un véritable coup de cœur. Le tome 2 est sorti en Espagne en mai 2011 et j’espère qu’il arrivera très vite chez nous !

 

Avis de Chani 2/5 :

 

Christian, jeune homme de 17 ans, a perdu son frère jumeau dans un tragique accident de moto. Sa vie se désagrège alors. Sa mère, ne supportant pas le drame part aux Etats-Unis le laissant seul avec son père, homme taciturne rongé par la peine. Le jeune homme va se replier sur lui-même, se repaissant de la mélancolie émanant de ses lectures et de la musique qu’il écoute. Attiré par une certaine forme d’esthétisme gothique, il arpente souvent le cimetière de sa ville, lieu qui l’apaise. Jusqu’au jour où il y croisera trois jeune gens s’appelant eux-mêmes « les pâles », surnom dû à l’épaisse couche de fond de teint blanc qu’ils appliquent sur leur visage afin d’arborer une mine blafarde. Parmi eux, la belle et mystérieuse Alexia va d’emblée l’attirer, et précipiter son choix d’intégrer le groupe.

Best seller dans son pays d’origine, Quand nous étions morts est un roman qui change de ce que l’on peut trouver actuellement sur le marché. Empreint de romantisme gothique et bercé de mélancolie, servi par une bande son et des références littéraires très marquées, le roman captive le lecteur pour mieux l’immerger totalement dans l’ambiance oppressante qui s’installe peu à peu.

Vu le succès phénoménal du livre, nombreux sont ceux qui se sont laissés emporter par cette atmosphère sombre. Hélas, ça n’a pas été mon cas. Je suis restée de marbre face à ce groupe d’adolescents qui arpentent les cimetières comme d’autres les centres commerciaux. La première partie m’a semblée très longue, et quand enfin on voit où l’auteur veut nous amener, le récit est trop rapide, les événements s’enchaînent et les révélations sont cousues de fil blanc.


Au final, la sauce n’a pas pris, et si nombre de lectrices ont refermé le livre avec un soupir de contentement, ce fut pour moi un soupir de soulagement…

 

L’avis de Ianto Jones 5/5

Je ne vais pas résumer le livre puisque ç’a déjà été fait, et je vais aller droit au but.

J’ai directement accroché avec le personnage de Christian, peut-être parce que  nous avons de nombreux points communs. Non je vous rassure, je ne traîne pas dans les cimetières la nuit. J’ai trouvé que Francesc Miralles arrivait à créer un personnage très réel. Le fait que le livre soit truffé de références à des auteurs, des livres ou  de la musique ancre Christian dans le monde d’aujourd’hui. Alors c’est un avantage, mais aussi peut-être un défaut car dans 20 ans, certaines références seront obsolètes.

La détresse de Christian, son entrée dans le groupe « Retrum » suit une logique. Beaucoup d’ados sont mélancoliques, et je trouve qu’une certaine réalité espagnole est  représentée.

Certaines choses m’ont pourtant agacées, dès le début comme Alba, cette jeune aux allures babacool qui se transforme en bombasse chaude comme la braise. Il y a aussi le fait que la plupart des personnages sont maigres ou minces (je ne sais pas comment ç’a été traduit). Je me suis demandé si cela donnait une réelle importance à l’histoire.

La résolution de la trame m’a parue évidente et trop rapide. Certains éléments restent en suspend.

Ce n’est pas un coup de cœur comme pour Chilila, mais j’ai vraiment aimé ce roman. Le tome deux est d’ailleurs déjà acheté et je le lirai très prochainement.

Un roman que je conseille aux âmes en peine …

Ianto Jones Le mercredi 22 juin 2011 à 0:44
moi j'ai beaucoup aimé. Ma critique à suivre...

Elora Le mercredi 8 juin 2011 à 0:44
Personnellement, je n'ai pas pris la peine de lire la deuxième moitié du livre...

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