La Forêt des araignées tristes

Auteur : Colin Heine
Editeur : Actusf
Date de parution : jeudi 7 février 2019
Genre : Steampunk
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

Bastien est paléontologue : sa spécialité ? Étudier les créatures étranges qui naissent de la vape, ce mystérieux brouillard aux propriétés énergétiques extraordinaires qui a recouvert le monde et menace de l'engloutir un peu plus chaque jour. Tour à tour victime d'un dramatique accident en apparence banal duquel il réchappe de justesse et témoin d'un attentat, où sa survie ne tient à nouveau qu'à un fil, il voit son destin basculer.
Le voilà pris dans l'engrenage d'une affaire d'espionnage d'envergure internationale, sous les feux croisés d'une société secrète d'assassins, de brutes armées et d'une agence de détectives aux méthodes douteuses. Sans compter qu'une créature cauchemardesque, tout droit venue des Vaineterres, ces zones perdues dans un océan de vape, semble bien décidée à lui faire la peau...

Notre avis

L'avis de Siana - 3/5

La Forêt des araignées tristes m’a d’emblée paru un roman steampunk comme je les aime. Il s’en dégage l’ambiance du genre, avec ses gentlemen et ses aventuriers, ses dirigeables, sa technologie typiquement rétrofuturiste et son climat social délétère… Cependant, il déploie aussi tout ce qui fait l’essence du roman d’aventure, entre espionnage, complots, menaces de guerre et exploration. On ne s’ennuie pas un seul instant, du moins dans les deux premières parties. 
Dans ce monde qui ne fait que renvoyer des échos du nôtre, la vape envahit les terres, laissant quelques poches de-ci de-là qui permettent aux humains de vivre dans une sécurité relative. En effet, la vape est dangereuse, des créatures monstrueuses et prédatrices s’y développent. Mais les humains sont pris dans un cercle vicieux, leur technologie produit de la vape, résidu de l’ignium, et sans ignium pas d’énergie pour repousser la vape… Les riches se réfugient dans les hauteurs tandis que les pauvres vivent à deux pas de la vape. De grandes compagnies envoient des vaisseaux explorer les lointaines poches, afin de trouver de nouvelles ressources. C’est le métier d’Ernest Gulliver, explorateur chevronné qui se trouve au début du roman sur le point de partir pour une mission périlleuse. 
J’ai particulièrement apprécié ce personnage pragmatique et loyal, néanmoins on en suit de nombreux autres comme Bastien, dandy un brin malchanceux qui étudie les créatures nées de la vape, mais a une fâcheuse tendance à la procrastination. On rencontre aussi un tueur en série sous ses dehors ternes et banals, une jeune femme en fuite, une gouvernante revêche, un détective aux motivations mystérieuses et quelques autres personnages qui, loin d’être des caricatures, se jouent des clichés qu’on croit chevillés à eux. 
Dans ce récit pluriel à la narration éclatée, les pistes se frôlent, se croisent sans cesse, jusqu’à converger. 
La Forêt des araignées tristes est un roman à strates, qui ne se contente pas de leurrer son lecteur par des effets de rythme, mais lui demande au contraire un minimum d’implication, tout en étant un excellent divertissement. Cependant, si j’ai aimé suivre les multiples ramifications du récit et découvrir un à un tous les personnages, j’ai été un peu déçue par la fin. 
Le roman se divise en trois parties et la dernière piétine en comparaison des deux autres. Le fait de suivre plusieurs personnages ralentit le rythme et nous contraint à revivre quelques scènes plusieurs fois sans que cela apporte beaucoup plus au récit. La conclusion elle-même, qui laisse beaucoup de choses en plan, m’a semblé un peu bâclée. J’attendais mieux de toutes ces histoires enchevêtrées.
 
L'avis de Littlewolf - 2,5/5

La Forêt des Araignées Tristes nous plonge dans un univers steampunk où les hommes vivent dans les zones épargnées par la vape, ce mystérieux brouillard qui a recouvert le monde et est rempli de dangers pouvant s’avérer mortels, et nous mène à la rencontre de Bastien, paléontologue passionné par les créatures issues de la vape. La vie de celui-ci va basculer de façon radicale suite à ce qui semblait pourtant être un banal accident de nacelle volante…

Je ne sais pas trop comment écrire cette chronique, le livre m’ayant laissé une drôle d’impression après l’avoir terminé, un peu comme s’il était incomplet. Malgré le résumé alléchant et mon enthousiasme lors de mon achat, je n’ai pas vraiment aimé ce roman. Pourtant, je l’ai trouvé bien écrit avec un style plutôt fluide qui se lit bien. De plus, il y a pas mal d’éléments intéressants notamment au niveau de l’univers steampunk. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié l’idée de société secrète imaginée par l’auteur, elle avait beaucoup de potentiel mais n’a pas été assez exploitée à mon goût.

Ce qui a coincé pour moi, c’est d’abord les personnages auxquels je ne me suis pas du tout attachée. J’ai trouvé Bastien un peu nœud-nœud et ayant autant de charisme qu’un pot de fleurs, ce qui ne m’a pas aidée à le trouver sympathique et, malheureusement, les seconds rôles (souvent un peu caricaturaux) ne s’en sortent pas beaucoup mieux.

Je n’ai également pas réussi à accrocher à l’histoire et à m’y intéresser vraiment. On passe du coq à l’âne en suivant les différents personnages (politique, espionnage, société secrète) et il se passe beaucoup de choses mais on se sent peu impliqué. Pour moi, le tout manque de bases plus solides et concrètes pour nous ancrer dans l’histoire. Résultat, je suis arrivée à la fin en me disant « tout ça pour ça ».

La Forêt des Araignées Tristes a donc été pour moi une déception malgré les bonnes idées de l’auteur et son univers intéressant. Je suis complètement passée à côté du roman. Cependant, je suis sûre qu’il pourra trouver son lectorat et je vous invite à vous faire votre propre opinion. A noter qu’il s’agit d’un premier roman et qu’il faut reconnaître que l’auteur a beaucoup de potentiel. Il n’a malheureusement pas réussi à le canaliser et il s’est trop éparpillé sur ce premier essai.

Lolipops178 Le lundi 16 septembre 2019 à 18:31
Moi je n'aime pas trop les araignées car elles me font un peut peur, je détéstes ces bestioles, car elles piquent mordent, et je ne sais plus si c'est quand elles mordent ou quand elle piquent ou il y à deux trous, personnellement je n'ai pas été beaucoup mordu,

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