Les enfants du Mal

Editeur : Editions Baudelaire
Date de parution : jeudi 1 avril 2010
Public : Adultes
Genre : Dark fantasy
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

Joe, jeune orphelin, grandit dans une famille pauvre et subit à longueur de temps son père violent. Cette vie dans la peur lui fait refouler sa véritable nature, dont il ignore tout.

Tout juste adulte, il va faire la rencontre d’Ambre, une jeune correspondante Française qui va lui dévoiler ses origines : du sang de démon coule dans ses veines.

Il va alors la suivre afin d’obtenir, avec elle, le pouvoir suprême, et de devenir un vrai démon !

Mais un groupe mystérieux, connaissant leurs existences, a pour but de les tuer… Joe, va-t-il trouver ce pouvoir avant de se faire attraper ?

Notre avis

L'avis de Chani

 

Le livre commence au Moyen-âge. Une jeune servante fuit, emmenant pour les sauver les deux enfants de ses maitres qui, eux, périront sur le bucher, accusés d’être des démons. Et c’est avec leurs descendants que l’histoire prendra corps de nos jours.

Après ce début très accrocheur, l’histoire va se centrer sur Joe, qui lui aussi sera confié à des étrangers par sa mère qui fuit à son tour ceux qui la persécute. Hélas, la famille « choisie » ne va pas donner à l’enfant un cadre de vie rêvé. Battu, brimé, humilié, c’est un jeune homme brisé qui rencontrera celle qui le révèlera à sa vraie nature.

 

Premier roman d’Eroïne Devalda, « Les enfants du Mal » est assez inégal. La première partie est centrée sur Joe, son enfance et toutes les épreuves traversées. C’est un récit dur, rien n’a été épargné au jeune homme, et rien ne nous est épargné de son calvaire. J’ai été très surprise de l’extrême violence contenue dans cette partie, ce qui me fait dire que ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Malgré quelques incohérences et une écriture parfois assez maladroite, le lecteur est saisi aux tripes et ne peut se retenir d’aimer Joe, sentiment qui ne le lâchera pas, même dans la seconde partie. Cette fameuse seconde partie est marquée par l’arrivée d’Ambre, la correspondante française. Autant Joe est attachant, autant Ambre n’a rien pour plaire, arrogante et cruelle, elle finira par entrainer notre héros dans sa chute. Et justement, cette partie est trop rapide. Il se passe trop de choses, trop vite, et la fin est vite expédiée en comparaison du temps pris pour développer la personnalité de Joe. C’est en cela que c’est un peu décevant, le lecteur reste sur sa faim, les événements auraient mérités d’être davantage exploités, tout comme la personnalité d’Ambre qui, outre l’antipathie renvoyé dès le départ, n’est abordée que de manière superficielle.

Au final cette seconde partie ternit un peu l’impression plus que positive laissée par la première, alors que j’avais vraiment été séduite.

 

Avec ce roman, Eroïne Devalda démontre une réelle capacité à happer son lecteur, mais ne l’exploite pas jusqu’au bout. Son style manque un peu de maturité, alors que ces propos non, ce qui renforce l’ambivalence de l’ensemble du récit.

Un auteur à suivre, qui avec l’expérience réussira, je pense, à gommer ses faiblesses et nous proposera un récit construit et palpitant du début à la fin.

mili Le mercredi 23 février 2011 à 3:04
j'ai vraiment adore ce roman, j'ai accroche du début à la fin. Vivement la suite promit pas l'auteur, j'ai hâte de savoir comment tout ça va finir.

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