Un Auteur, Des Lecteurs : Fabien Clavel

le : mercredi 25 septembre 2013

Le 23 septembre, Fabien Clavel nous a fait l'honneur d'être notre invité pour le premier Un Auteur, Des Lecteurs de la saison 2013-2014 ! Voici la retranscription d'un tchat très intéressant, avec de bonnes réponses et toujours un peu d'humour ! 

Bonne lecture !

Note de la rédaction :

Compte rendu de l'interview

Fabien Clavel (à tous) : Un... deux... Essai micro... Vous me recevez ? Bon, eh bien, je suis prêt s'il y a du monde.

Zaza : Bonsoir ! Merci d'avoir accepté ce tchat.

Fabien Clavel : De rien. Merci au site de m'accueillir.

Petula : Bonsoir Fabien! C'est super de vous avoir ici! Je suis votre plus grande fan de petite taille. Il y a une question dont j'ai toujours voulu connaître la réponse sans jamais oser la poser... d'où vous vient votre inspiration?

Fabien Clavel : Bonsoir Petula. L'inspiration vient d'abord de toutes les histoires que j'ai lues et qui ne cessent de m'influencer, par exemple la mythologie grecque qui est une source inépuisable. Ensuite, c'est un travail pour tenter d'aborder les genres que j'aime d'une façon nouvelle.

Chani : Bonsoir Fabien, merci d'être avec nous ce soir :)

Fabien Clavel : Bonsoir Chani.

Zaza : Personne pour lancer la 1ère question ??? J'peux ouvrir le bal ? Je me demandais sur quel projet travaillez-vous actuellement ?

Fabien Clavel : En ce moment, je travaille sur des nouvelles pour des appels à texte. Mais j'aimerais bien en faire un recueil.

Daisyka : Bonsoir, merci d'être parmi nous ce soir. D'où vient l'idée du passage par des miroirs ?

Fabien Clavel : Dans "Le Miroir aux Vampires", j'ai voulu explorer le thème du miroir, peu exploré dans les histoires de vampires. Je me suis renseigné et, quand les véritables miroirs sont apparus (pas les feuilles de métal poli), ils étaient réputés avoir des pouvoirs magiques parce que c'était la limite du savoir-faire de l'époque. Du coup, je me suis lancé dans ce thème.

Croc-Book : Je dois avouer que je n'ai malheureusement pas encore eu l'occasion de lire l'une de vos œuvres malgré l'envie d'y plonger. Surtout dans l'histoire de l'Apprentie de Merlin. Comment vous est venue l'idée de cette saga ? Sur quoi vous êtes-vous basé pour écrire l'histoire ?

Fabien Clavel : L'apprentie de Merlin a une histoire particulière puisque l'idée m'a été suggérée par Xavier Mauméjean, mon directeur de collection. Autrement, j'aurais eu peur de me lancer là-dedans. Alors, j'ai lu les trois tomes du "Livre du Graal" en Pléiade, ainsi que la "Légende arthurienne" chez Bouquins. Tous les personnages apparaissant dans mon cycle existent dans la légende. Mais je les ai tous un peu modifiés.

Zaza : Ecrire une nouvelle doit être un exercice très différent de celui d'un roman. Pourquoi choisir ce format d'histoire ? Est-ce que la façon d'aborder les histoires est la même pour une nouvelle ou un roman ?

Fabien Clavel : En fait, en ce moment, je manque de temps et je me mets à des nouvelles parce que c'est plus rapide. Cela me permet aussi d'essayer des idées qui ne pourraient effrayer un éditeur pour un roman. Je dois avouer qu'au début, j'avais beaucoup de mal à écrire des nouvelles. Je manquais de place. Je ne parvenais pas à faire rentrer une histoire dans le format. Maintenant, ça va mieux.

Croc-Book : Sur quelle autre légende ou même mythe pourriez-vous écrire une histoire ?

Fabien Clavel : En fait, l'idée que je poursuis serait d'écrire dans tous les sous-genres de l'imaginaire. Donc il m'en reste pas mal : pirates, momies, cowboys, ninjas... Un mythe qui me poursuit depuis longtemps, c'est l'histoire de Thésée. J'aimerais écrire un roman entier sur sa vie mouvementée.

Zaza : Est-ce que vous faîtes beaucoup de recherches avant d'entamer une histoire ou retranscrivez-vous tout simplement votre imaginaire ?

Fabien Clavel : Je commence toujours par un paquet de recherches. Et plus le temps passe, plus les recherches sont importantes. Je dois écrire par exemple une nouvelle sur la Nouvelle-Calédonie. J'ai lu déjà une quinzaine de bouquins sur le sujet.

Exécutrice : J'ai beaucoup aimé les tomes 1 et 2 de Nephilim. C'est une histoire très adulte, même dure, ça change du Young Adult. Vous préférez écrire pour la jeunesse ou pour les adultes ?

Fabien Clavel : J'aime écrire pour les deux, ce sont des plaisirs différents. En jeunesse, on a le plaisir de travailler à l'économie, au plus juste. Pour les adultes, on peut se lâcher davantage. Mais écrire pour la jeunesse a été très formateur pour moi.

Croc-Book : Avez-vous déjà eu l'envie d'écrire sur un sujet et de lâcher l'affaire lors de vos recherches ? (peu intéressante, peu nombreuse ...)

Fabien Clavel : Quand je me lance dans des recherches, c'est que je sens déjà bien le sujet. Par contre, il peut arriver que j'achète plein de livres sur un sujet dans l'optique de les lire plus tard pour transformer tout cela en un livre.

Chani : Vous vous aventurez dans différents univers, fantastique, fantasy, policier... lequel préférez-vous ?

Fabien Clavel : En fait, j'aime tous ces univers. Et ce que je préfère, c'est sauter de l'un à l'autre. Même pour des séries comme "L'Apprentie de Merlin" ou "Le Miroir aux vampires", j'avais besoin d'écrire d'autres livres entretemps pour changer d'univers.

Exécutrice : Quand vous partez sur une histoire, vous savez dessuite que ça sera une série ou un one-shot ou ça vient au fil de l'écriture ?

Fabien Clavel : Là encore, cela dépend. Pour "Le Miroir aux vampires", je voulais que ce soit un one-shot pour ne pas m'embarquer dans une série en même temps que "l'Apprentie de Merlin". Et puis, à la fin du 1er tome, il me restait plein de choses. Alors, j'ai proposé à l'éditeur de continuer. Et à la fin du 2e tome, alors que j'avais juré que ce serait le dernier : rebelote ! A l'inverse, "L'Apprentie de Merlin" était prévue depuis le départ en tétralogie. Je savais assez précisément ce que j'allais raconter dans chaque tome. IL y a donc de nombreux éléments qui annoncent la suite, parfois à plusieurs tomes d'intervalle.

Chani : Une question qu'on a du vous poser mille fois mais que j'aime bien, quels sont vos auteurs préférés, ceux qui vous ont influencés ?

Fabien Clavel : Parmi les auteurs qui me poursuivent, il y a Victor Hugo dont l'imaginaire puissant est une source d'inspiration continuelle. J'ai beaucoup lu aussi San-Antonio et Brussolo. Et puis, parmi les influences dont j'oublie souvent de parler mais qui sont majeures chez moi : les chansons de Thiéfaine.

Zaza : Lorsque vous entamez un nouveau projet, est-ce que vous travaillez d'abord sur un synopsis détaillé ou est-ce que vous remplissez les pages sans trop savoir où le récit va aboutir ?

Fabien Clavel : J'ai toujours un synopsis qui me donne les grands mouvements du récit. Cela me permet de calibrer mon récit (nombre de signes, nombre de chapitres) et de travailler sur le rythme de l'ensemble. Par contre, ensuite, je ne connais que le début et la fin de mes chapitres. Mon plaisir est d'improviser ce qui relie ces deux points. Comme cela, je ne m'ennuie pas en écrivant et j'essaye de me surprendre tout seul (j'y arrive parfois, mais je suis bon public).

Croc-Book : Seriez-vous prêt à écrire un roman avec un autre auteur ou êtes-vous un écrivain "solitaire" ?

Fabien Clavel : J'ai très envie d'écrire à quatre mains. J'ai un projet en bonne voie (n'est-ce pas, Petula ?). Et puis d'autres choses à différents stades mais tout expérience d'écriture m'intéresse.

Daisyka : Combien de temps passé vous en général sur un livre et combien d'heure par jour ?

Fabien Clavel : Cela dépend complètement du livre : "Le Châtiment des flèches" m'a pris six mois. "La Dernière Odyssée", un mois seulement. Mon rythme est d'à peu près trois mois par livre. En général j'écris chapitre par chapitre, à raison d'une heure et demie à trois heures par chapitre.

Zaza : Comment êtes-vous arrivé à l'écriture ? Hasard ou passion ? Et comment s'est passée votre 1ère publication ?

Fabien Clavel : J'avais des projets d'écriture depuis le collège, sans sauter le pas. J'attendais de savoir taper à l'ordinateur pour ne pas avoir à relire des manuscrits illisibles. Le déclic s'est fait après le bac, grâce au jeu de rôle. J'ai écrit deux romans dans des univers de jdr. Le deuxième était le tome 1 de Nephilim. C'était un projet que j'avais présenté à Mnémos et qui l'a accepté. Quant au premier roman, il est dans des cartons mais comme le jeu originel va peut-être être édité, je vais peut-être un jour le ressortir et le corriger.

Petula : Vous devez me confondre avec quelqu'un, Monsieur.

Fabien Clavel : Cessons de jouer, Petula. J'ai déjà trop souffert !

Exécutrice : 3 mois en moyenne, c'est juste le 1er jet ou c'est corrections et édition comprises ?

Fabien Clavel : Juste le premier jet. Les corrections peuvent prendre quelques jours en plus quand elles arrivent. Bien sûr, il y a des moments où ça se passe moins bien mais c'est l'exception.

Volawai : Bonsoir, je viens de finir le premier tome du Miroir aux vampires. J'ai adoré, qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire ce livre ?

Fabien Clavel : Bonsoir Volwai. Et merci. J'ai eu envie d'écrire ce livre car je suis un fan de Buffy. D'ailleurs, plus on avance dans les tomes plus ça se rapproche de la série selon moi.

Croc-Book : Que ressentez-vous lorsque vous croiser l'une de vos œuvres en librairie ou lorsque vous avez les critiques des lecteurs ? Avez-vous déjà été marqué par l'une des critiques (en bien ou en mal) ?

Fabien Clavel : Je suis toujours très heureux de recevoir mes exemplaires d'auteurs, de voir mes livres dans les rayons. J'apprécie aussi de découvrir les critiques sur Internet. Cela prouve que quelqu'un a lu le livre et a pris le temps de rédiger quelque chose dessus. Quant aux critiques, on ne retient que les mauvaises. C'est comme ça. Mais on se blinde avec le temps.

Nesshime : Bonsoir et désolée pour mon retard !

Fabien Clavel : Bonsoir Nesshime.

Croc-Book : Pendant votre enfance, aviez-vous déjà autant d'imagination ? Etiez-vous un grand lecteur ?

Fabien Clavel : J'ai toujours eu beaucoup d'imagination. J'ai lu des Bédés avant de savoir lire (les images, c'est pratique), je lisais le début des intrigues de films dans le journal télé et j'imaginais la fin. Et je lis à peu près tout ce qui me passe par la main depuis tout petit.

Exécutrice : Eh bien, vous êtes vraiment prolifique ! Il peut être difficile de trouver un éditeur, est-ce que vous pensez que les auteurs français sont dans l'ombre des auteurs américains ?

Fabien Clavel : Souvent, j'écris quand on a déjà discuté avec l'éditeur et que je sais que ce que je vais écrire peut l'intéresser. Mais il est vrai qu'en adulte, c'est plus difficile. Il y a davantage de projets en jeunesse. Pour autant, beaucoup d'éditeurs font l'effort de faire travailler des auteurs français (cela rapporte souvent moins, mais cela coûte aussi bien moins cher). Quant aux ventes, difficile de nier que les auteurs anglo-saxons se taillent la part du lion. Mais on ne va pas s'en faire pour si peu.

Daisyka : Comment avez-vous eu l'idée pour le miroir aux vampires d'écrire en forme de lettre ?

Fabien Clavel : Je savais que je voulais une narratrice-personnage, parce que c'est dans les canons du genre (bit-lit). Mais pour éviter le côté narration un peu artificielle (pourquoi raconte-t-elle cela ? à qui ?) et pour éviter aussi le journal intime, j'ai transformé cela en longue lettre. Cela me permettait d'inventer un personnage presque entièrement hors-champ. Et en pus, les autres narrateurs permettent de relativiser ce que dit Léa. D'ailleurs, j'ai écrit un roman qui évoque le personnage vu d'une manière différente, dans un tout autre genre.

Zaza : Vous avez participé à de nombreux salons. Etes-vous à l'aise avec les lecteurs ou plutôt stressé par ces rencontres ? Y'a-t-il un salon que vous affectionnez plus particulièrement ?

Fabien Clavel : J'aime particulièrement les Imaginales d'Epinal qui est un moment extrêmement sympathique. Mais j'ai toujours été bien reçu dans les différents salons. Pour le reste, je suis assez à l'aise dans les rencontres. Le métier de prof me donne un bon entraînement en la matière.

Croc-Book : De qui tenez-vous cette envie de lire ? A qui avez-vous envie de la transmettre ?

Fabien Clavel : Ce sont mes parents. On parlait beaucoup de littérature à la maison. J'espère qu'en tant que parent, je saurai au moins prêcher par l'exemple. Et puis, si mes élèves pouvaient prendre goût à la lecture (certains sont déjà de gros lecteurs et n'ont pas attendu après moi), j'en serais très content.

Nesshime : Il est vrai qu'il y a beaucoup plus de projets Jeunesse qu'Adulte du côté des auteurs francophones, comment l'expliqueriez-vous ?

Fabien Clavel : Sans doute, les jeunes lecteurs sont-ils plus ouverts. Ils peuvent être intéressés par de nombreux sujets qui ne sont pas réputés pour eux. Et puis, il faut dire que le secteur jeunesse est plus dynamique en ce moment. Je pense que c'est dû aussi au fait que les adultes lisent aussi des romans jeunesse. Parce qu'ils savent que c'est aussi bon pour eux.

Exécutrice : Les Imaginales c'est vraiment un bon festival. Etes-vous à l'aise dans les tables rondes ?

Fabien Clavel : J'ai l'habitude de parler en public. D'ordinaire, c'est plutôt à un public captif (les élèves sont obligés d'être là). Alors, si quelqu'un vient par envie, de son propre chef : c'est tout bénef.

Zaza : Parmi vos livres, y'a-t-il un récit qui vous tient plus à cœur et inversement, y'en-a-t-il un que vous aimez moins ? Est-ce que vous vous impliquez dans la réalisation des couvertures ?

Fabien Clavel : Tous mes livres me tiennent à cœur, sinon ce n'est pas la peine de les écrire. Du coup, je les aime malgré leurs défauts, même quand j'en ai conscience. J'ai toujours une bonne raison de les aimer. En outre, maintenant que je commence peu à peu à relier tous mes livres entre eux, chacun vient apporter sa pierre à l'édifice. Quant aux couvertures, c'est très variable. Je peux juste être consulté à la fin ou bien proposer des idées (plus rares). Pour le tome 3 du "Miroir aux vampires", j'ai proposé de mettre des éclats de verre (une idée de génie !). Pour un roman comme "La Cité de Satan", j'ai écrit un chapitre supplémentaire pour qu'il colle à la couverture.

Exécutrice : Tous les auteurs en ont une, dans les interviews, quelle est la question qui vous agace le plus ?

Fabien Clavel : Je dois avouer que je ne m'agace d'aucune question dans les interviews. J'essaye de me mettre à disposition, même si je rencontre la question pour la trentième fois (c'est comme en cours, en fait). La seule chose qui m'énerve tout de même, c'est quand on me dit "allez, présentez-vous !" C'est même pas une question !

Daisyka : Quels sont vos prochaines rencontres avec le public ?

Fabien Clavel : Là, j'ai tout mis en sommeil pour plusieurs mois parce que je participe activement à la repopulation de la planète. Mais je ferai un tour à Sèvres en décembre (autre salon très sympa).

Croc-Book : Avez-vous déjà eu le syndrome de la page blanche ? Si oui, qu'avez-vous faire pour y remédier ? Sinon, le craignez-vous ?

Fabien Clavel : Jamais de syndrome de la page blanche. Ce qui peut me manquer, c'est de l'énergie pour écrire. Dans ces cas-là, je ne force pas. J'attends le lendemain. En revanche, ce qui est plus difficile, c'est de ne pas trop se disperser dans différents projets. C'est exaltant au début mais on s'y perd. Du coup, je n'écris toujours qu'un seul roman à la fois, même si mes pensées vagabondes.

Zaza : Je suis sincèrement désolée mais je vais devoir vous laisser. En tout cas, merci pour votre gentillesse, votre patience et vos passionnantes réponses. A bientôt, au détour d'un salon peut-être.

Fabien Clavel : Bonne soirée et à bientôt. A Sèvres peut-être.

Croc-Book : Combien de temps avez-vous mis avant d’envoyer l'exemplaire de votre premier roman à une maison d'édition ?

Fabien Clavel : En fait, mon histoire n'est pas classique. J'ai apporté directement le manuscrit aux bureaux de Mnémos. Peu après l'avoir terminé. Ils ne l'ont pas pris mais ils m'ont dit qu'ils seraient intéressés par un roman dans l'univers de Nephilim (à l'époque, Mnémos appartenait au même groupe que Multisim, l'éditeur du jeu). Depuis, j'ai eu presque toujours des contacts avec les éditeurs avant de me lancer dans un livre. C'est très confortable. Je n'ai pas le stress d'envoyer mon manuscrit à trente maisons et d'attendre une réponse.

Exécutrice : C'est bien de repeupler la Terre ! Ça ne va pas aider pour écrire :) Du coup, vous avez des idées d'histoires qui pourraient être mis en image pour des tous petits ?

Fabien Clavel : Oui, j'ai déjà des idées. Mais je ne sais pas encore si je peux écrire des albums pour les petits. Cela semble être une écriture très spécifique. Je vais devoir m'entraîner sur ma propre progéniture. On verra bien mais ce type d'écriture me fait très envie aussi.

Exécutrice : Je ne savais pas que Nephilim était tiré de l'univers d'un jeu de rôle ! Quels sont les autres jeux de rôles qui vous ont inspiré ?

Fabien Clavel : Le jeu de rôle à partir duquel j'ai écrit mon premier roman s’intitulait "Les Héritiers". Mais j'ai aussi joué à "Agone". Mon roman, "Les Légions dangereuses" s'inspirait de ce qui pouvait arriver dans des parties. Le JdR m'a appris à structurer un univers et à créer des groupes de personnages. Mais je trouve que parfois l'univers prend trop de place chez certains auteurs que je soupçonne d'être des rôlistes. J'ai aussi toujours évité de romancer des scénarios de partie : cela me semble extrêmement casse-gueule. Le roman et la partie de JdR n'obéissent pas aux mêmes impératifs. Par exemple, gérer son royaume, c'est amusant quand on est un personnage-joueur, mais dans un roman, ça devient rapidement ennuyeux.

Croc-Book : Quel type de recherches pourriez-vous faire afin d'écrire une histoire pour les tous petits ?

Fabien Clavel : Franchement, la première chose que je vais faire, c'est relire tous les albums que j'ai aimés étant petit. Et puis, ensuite, lire ceux qui plaisent aux enfants d'aujourd'hui pour comprendre ce qui peut intéresser, émouvoir, dépayser un gamin. Et peut-être un jour, je me sentirai de le faire. Mon problème est surtout un problème de forme, pas forcément de contenu.

 

Fabien Clavel (à tous) : Bon, puisque j'ai épuisé tout le monde, je vous laisse. J'ai école demain de toute façon. Merci à tous, ce fut un très bon moment passé avec vous.

Croc-Book : Bonne nuit à vous et un énorme merci d'avoir répondu à mes questions (aussi chiantes soit elles) ! A bientôt j'espère

Fabien Clavel : Mais pas du tout, voyons ! A bientôt pour d'autres réponses chiantes !

Chani : Merci à vous, bonne soirée :)

Fabien Clavel : Bonne soirée !

 

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