Amour brulant

Auteur : Sharon Kena
Saga : Les Guerriers de l'Ombre
Rang dans la saga : N° 1
Editeur : Sharon Kena
Date de parution : lundi 2 mai 2011
Public : Adultes
Genre : Romance Paranormale
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

En posant son regard sur Kraler, Angel était loin de se douter que sa vie allait basculer du tout au tout. Imposant, fort, musclé et terriblement sexy, sous ses airs menaçants, il a pris possession de son cœur sans préavis. Fine, belle à l’odeur florale épicée, elle a su briser sa carapace et le rendre dépendant. Mais comment leur relation pourrait-elle avoir la moindre chance ? Déjà si fragile, elle devient impossible lorsque le vampire perd le contrôle pour une seule raison : il veut se rapprocher d’elle selon les coutumes de sa race.

Notre avis

L'avis de Ianto Jones 0/5


S’il y a un livre qui fait parler de lui en ce moment sur twitter et Facebook, c’est bien celui-ci. Alors bon, je suis de nature curieuse, je demande donc l’e-book d’une amie qui possède ledit roman (oui faut pas abuser non plus, je n’allais pas l’acheter).
Sur le livre en .PDF, on constate que l’auteure a déjà plusieurs romans à son actif. Donc on se dit que ça ne doit pas être si mauvais que ça. Je pense pouvoir l’affirmer, c’est le pire livre que j’ai pu lire à ce jour. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre l’auteure ni contre sa maison d’ (auto)édition.


Ce qui frappe le lecteur c’est déjà la grosseur d’écriture du texte. C’est avantageux si vous avez des problèmes de vue. Lorsqu’on commence la lecture, on est surpris, on ne sait que penser.


Le texte est entièrement au présent. Ce qui ne facilite pas la tâche de l’auteure. Mais en même temps ça peut avoir du charme. J’ai lu dans mon adolescence un roman d’un grand auteur français uniquement au présent. Je dois dire qu’à l’époque j’avais eu du mal. Mais le style aidant, j’avais pas mal apprécié. Dans le cas de Sharon Kena, on ne s’improvise pas grande auteure du jour au lendemain. Pour elle avoir écrit au présent rend le roman incohérent car du coup il manque beaucoup de concordance de temps.


Et s’il n’y avait que ça ? Eh bien ça pourrait peut-être le faire. L’auteure utilise des mots dont elle semble méconnaître le sens, mais sous prétexte qu’ils semblent « culte » elle les utilise. Sauf que ça ne veut rien dire, ou alors c’est incompréhensible. Que dire « des yeux qui se verrouillent » d’un homme « aphrodisiaque », « il est blond et dégage quelque chose d’antisocial » ou d’Angel qui « brûle de … peur » ou encore « elle tamise la chambre »? Ce ne sont là que quelques exemples copiés-collés du texte d’origine.

La demoiselle semble également avoir du mal avec la ponctuation. Et du coup il y a des phrases dénuées de sens. À ce manque de ponctuation s’ajoute la maladresse de l’écriture et des fois on ne comprend pas bien ce qui se passe. Alors il y a des scènes de baiser où lui est censé la caresser, on lit cependant que c’est elle qui se caresse.


En plus certaines scènes contiennent des objets « possédés » comme le fauteuil dans le bureau de Kraler. Car tantôt il appuie sa tête sur le dossier de ce dernier, tantôt il est debout contre le bureau. Donc soit le fauteuil bouge seul et vient se positionner derrière Kral tout seul, soit une relecture aurait pu éviter ce genre de détails illogiques qui se répètent au fil des pages. Un autre exemple de « faux raccords » c’est lorsque Kral et Angel sont dans les toilettes, alors qu’il semble y avoir une longue file d’attente eh bien subitement ils sont seuls pendant qu’ils font leur affaire…


Intéressons-nous maintenant aux dialogues. C’est parce que j’en ai fait une lecture à haute voix, que certains passages sont dignes d’une sitcom écrite par Jean François Porry. (« Entre nous, Angel, je sais que les vampires existent. Je lis les blogs ») Comment ne pas s’empêcher de rire sachant que pour parler les personnages pestent, tonnent, intiment…


Le traitement des femmes est assez choquant. Ce sont toutes des « pétasses » ou autres « chiennes » qui ne demandent qu’à être dominées par le mâle dominant. C’est assez dégradant.


Pour l’histoire, rien de bien neuf sous le soleil : des vampires en guerre contre des militaires qui semble être un plagiat de « La confrérie de la dague noire ». Ne l’ayant lu je ne me prononcerai pas dessus.


Je vais terminer en disant que je ne peux absolument pas le conseiller. Heureusement qu’on me l’a prêté car j’aurais demandé un remboursement ! Je dois ajouter que je n'ai pas dépassé le chapitre 9 tellement la lecture a été affligeante. Mais si vous voulez rire devant l’absurdité procurez-le vous…


Le petit plus de ce roman, c’est la première fois que je découvre des clubs ou des bars qui servent des cannettes de bières ou de cola. Et dire que lorsque je commande un soda on me le donne en bouteille, où va le monde.


Je remercie Sharon Kena pour ces fous rires que j'ai eus avec Eien et Maurice.

 

L'avis d'Eien : 0/5

Ce livre m'a laissée perplexe. A soulevé beaucoup de questions. A généré un buzz tel que le petit monde de la blogosphère littéraire n'en connaît pas si souvent, buzz qui a atteint un niveau inédit. Étrange quand je me rappelle le mal que j'ai eu à lire ce livre. Je n'ai vraiment pas aimé Les guerriers de l'ombre, de Sharon Kena.

La couverture est déjà une mise en garde en soi. Un montage maladroit entre un couple flouté enlacé et des montagnes m'a laissée profondément rêveuse. De plus, la position de l'homme, main serrée sur le sein de la femme est vulgaire. Après avoir parcouru toutes les couvertures de romance paranormale chez moi, je n'ai jamais vu une telle image. Même sur des livres ouvertement érotiques....


Le style est vraiment mauvais. Il n'y a pas autres mots. Écrire un texte intégralement au présent est une prise de risque et il faut en assumer les conséquences, à savoir de tuer toute l'action. Mais le plus grave ce sont les fautes : orthographe, grammaire, syntaxe, certaines tellement énormes que je me demande si l'auteure a pris la peine de le faire lire. J'ai l'impression que le livre a été édité de façon brute, sans correction. Les tournures de phrases m'ont parfois obligée à relire le texte deux fois, difficile quand mes yeux veulent regarder ailleurs... Et que dire de certains mots que l'auteure emploie à tort, et dont je me demande si elle connaît la signification ou l'usage.

L'histoire pour sa part est toute relative. Une humaine découvrant le monde surnaturelle et qui côtoie des vampires tous plus arrogants les uns que les autres, ça n'a rien d'original. Surtout quand ce scénario est enrobé de scènes de sexe toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Aucun romantisme, tout est si cru que c'en devient insupportable. D'autant que l'auteure traite ses personnages féminins et leurs relations au sexe de façon vraiment douteuse. Angel et toutes les femmes que l'on croise ne semblent faites que pour recevoir des décharges électriques dès que leurs compagnons les touchent ou pour n'être que des objets de plaisir que ces messieurs ne traiteront pas forcément bien.

Les vampires n'ont rien de transcendants. Ils se comportent de façon vulgaire gratuitement et j'ai eu du mal à percevoir leurs origines et leur histoire. Je n'ai pas non plus d'idée précise de leurs capacités, à part celles qui sont déjà connues. 

Et je ne peux m’empêcher de trouver d'étranges similitudes avec la saga de J.R. Ward, la Confrérie de la Dague Noire. Entre les noms des vampires, les titres des 6 tomes prévus (oui 6) et quelques indices révélateurs, je me pose des questions.

Soyons honnêtes, je n'ai rien trouvé pour rattraper ce livre, ce qui est perturbant pour moi. J'ai ri malgré moi devant les incohérences du texte (et j'avoue, entendre Ianto le lire à haute voix n'arrange rien). Mais je ne poursuivrai pas ma lecture au delà de la page 100, Je crois avoir bien mieux à faire que de lire un livre aussi affligeant.

Némésis Le samedi 5 novembre 2011 à 14:34
Très belle chronique qui m'a bien fait rire.

Kamana Le vendredi 4 novembre 2011 à 14:34
Je mets 1 au livre car zéro ne figure pas et je mets 5 à Ianto pour cette superbe chronique, si vraie ! Je ne sais pas à quelle page correspond le chapitre 9, mais je n'ai pas dû aller jusque là ! Bravo !

Exécutrice Le vendredi 4 novembre 2011 à 14:34
Un livre comme ça, ça ne devrait même pas atteindre la case "vente"

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