Les affaires ne vont pas fort. Elles sont même en arrêt maladie! Chicago devrait regorger d'affaires juteuses pour le seul magicien de l'annuaire, et pourtant, l'agenda d'Harry est aussi vide que le crâne d'un zombie.
Ah, enfin un meurtre ! Enfin, si on peut dire... La police a besoin d'Harry pour élucider un cas très particulier ; un corps en charpie, d'étranges empreintes griffues, la pleine lune... ça ne vous dit rien?
Depuis la fin du premier tome de la saga Dresden, je n’avais qu’une seule envie : c’était lire à tout prix la suite. Une fois le précieux sésame acheté, je me suis empressé de lire Lune Fauve, le deuxième opus des Dossiers Dresden.
La situation d’Harry Dresden n’a pas énormément évolué depuis sa aventure précédente : 4 mois se sont écoulés depuis la fin du premier tome. Harry est toujours détective privé, toujours magicien et toujours fauché comme les blés. Alors quand l’une de ses protégés, Kim, lui demande son opinion au sujet d’une représentation démoniaque et que son amie Murphy, inspectrice à la B.E.S (le Bureau des Enquêtes Spéciales), l’amène sur une scène de crime des plus atroces, Harry sent que les affaires reprennent jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il va devoir affronter une horde de loups-garous.
Jim Butcher reprend les mêmes ingrédients qui ont fait le succès du premier opus. On a toujours notre Harry avec son trait d’humour caractéristique et sa magie. Dans ce tome, on est aspiré par l’histoire. L’action est toujours omniprésente avec ses fausses pistes, ses bagarres et ses meurtres. Notre Harry est amoureux. Il officialise plus ou moins sa relation avec Susan, la journaliste sexy, qui le suit dans son aventure périlleuse malgré ses mises en garde.
La créature surnaturelle du livre est le loup-garou. Alors je vous arrête de suite mesdames et mesdemoiselles et peut-être certains messieurs. Si vous pensez que tous les loups-garous ressemblent à Taylor Lautner, vous n’y êtes pas du tout. Jim Butcher nous réinvente la mythologie du loup-garou avec de nouvelles races mais surtout, et ce qui fait toute la différence avec l’urban fantasy de midinettes, les loups-garous ont de la brioche, des oreilles décollées, des taches de rousseur… Bref des types normaux !
Et ça, c’est ce que j’aime chez Jim Butcher : e réalisme. Certes, c’est de l’urban fantasy. On peut y faire ce que l’on veut mais l’auteur arrive à créer une atmosphère fantastique et surnaturelle en l’implantant dans le Chicago contemporain.
Mais, comme précédemment, il y a ce côté francisation de l’histoire qui est certes moins présente que dans Avis de tempête, mais n’empêche que…
Si je devais résumer ma pensée de ce tome par un seul mot, ça serait : Waouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh, à la façon loup-garou bien sûr…