Réminiscences

Saga : Les Larmes rouges
Rang dans la saga : N° 1
Editeur : Éditions du chat noir
Date de parution : mardi 1 novembre 2011
Public : Adultes
Genre : Fantastique
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.

Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…

Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?! 

Notre avis

L'avis d'Exécutrice : 5/5

Il est des histoires qui traversent les siècles…

Réminiscences est le premier roman publié de Georgia et est également le premier tome de la série Les Larmes rouges paru aux Editions du Chat Noir.

Réminiscences est un petit bijou. La plume de Georgia Caldera est empreinte de mélancolie et de romantisme, deux choses qui caractérisent souvent les romans gothiques.

C’est un sacré pavé, il fait 564 pages qui sont exploitées au maximum, les marges sont petites, la police est moyenne voire petite et les lignes sont serrées.

J’ai mis beaucoup de temps à lire ce livre. Au tout début j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, mais pas plus de 50 pages. En fait, j’ai mis beaucoup de temps à lire les 200 premières pages, par manque de temps à consacrer à la lecture.

Mais malgré le manque de temps, à partir de la 200e page, j’ai eu toutes les peines du monde à lâcher le livre pour dormir, pour écrire, pour manger, pour travailler. A chaque fois que je lisais quelques pages j’étais transportée dans l’univers que Georgia a su créer.

J’ai adoré ce roman si particulier dont l’histoire se déroule à différents moments, à la fois dans le présent et dans le passé par l’intermédiaire de rêves et de souvenirs. L'action se situe à la fois dans le présent réel et dans le passé onirique, dans le présent hallucinogène et dans les souvenirs d’une autre vie d’Henri et de Cornélia.

Ça commence plutôt mal pour l’héroïne. Cornélia est en haut d’un pont et tente de se suicider, poussée par sa solitude et les voix dans sa tête. Mais très vite, le ton est donné et on entre dans l’histoire.

Cornélia est un personnage fragile, très torturé. Triste vie qu'est la sienne: orpheline par sa mère, délaissée par son carriériste de père, complètement anéantie après le décès de sa meilleure amie. A seulement 19 ans, elle est profondément dépressive et entend des voix qui la poussent au suicide. Après sa tentative ratée, son père décide de véritablement s’occuper d’elle et de partir vivre dans le manoir de ses parents à Rougemont.

C’est à Rougemont que Cornélia va croiser le chemin d’Henri. Le personnage d’Henri de Maltombes est très intéressant. On découvre très vite que c’est un vampire, un homme du genre mystérieux. Comme beaucoup de personnages de vampires il est étrange, détaché, mélancolique, imprévisible. Un moment il peut paraiître froid et distant, à un autre moment il est avenant et attentionné.

L’histoire a parfois quelques longueurs mais l’intrigue est bien là. Quelqu’un veut du mal à Cornélia et, le mystérieux Henri de Maltombes semble être là pour la protéger, malgré la mauvaise réputation qu’il a dans le village. Elle fait des rêves qui sont très importants dans l’histoire et on attend avec impatience le moment où elle fera un autre rêve, débloquant un autre élément de l’intrigue.

Le style est soigné, dans un très bon français, bien écrit. Mis à part une ou deux coquilles, je n’ai pas relevé d’erreurs ou de fautes. Les éditions Chat Noir ont très bien travaillé sur ce roman, de la couverture, au choix du papier, à la reliure et au travail de correction et de relecture. Pour une maison d’édition toute neuve, je pense qu’il est important de souligner le travail soigné qui a été apporté à cet ouvrage.

La couverture est signée par Georgia Caldera elle-même (elle a également publié un artbook peu de temps après le roman, qu'on m'a très gentiment offert), c’est assez rare et c’est à noter car l’illustration donne vraiment le ton du roman.

Georgia Caldera signe un très bon premier roman et rejoint cette talentueuse jeune génération d’auteurs français évoluant dans le fantastique. J’ai hâte de lire le second tome et découvrir si Georgia confirme la très bonne impression que j’ai eu en lisant Réminiscences.

lenia Le mardi 3 janvier 2017 à 11:44
Tout simplement magnifique ! J'ai adoré ce roman ainsi que les tomes suivants. L'histoire est bourrée de détails et la plume de Georgia sublime. Enfin une histoire de vampires comme je les aime. De la romance, certes, mais pas que! Les illustrations de Georgia sont superbes.

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