Sans Âme

Titre original : Soulless
Auteur : Gail Carriger
Saga : Le protectorat de l'ombrelle
Rang dans la saga : N° 1
Editeur : Orbit
Date de parution : mercredi 12 janvier 2011
Public : 15 ans et plus
Genre : Romance Paranormale
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 

Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 

Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Notre avis

L'avis d'Exécutrice : 5/5

Après avoir rencontré la pétillante Gail Carriger aux Imaginales 2013, j’avais très envie de découvrir son univers.

Je me suis donc lancée dans le premier tome de sa série parue chez Orbit, Le Protectorat de l’ombrelle, qui a pour héroïne Alexia Tarabotti. Et j’en suis ravie !

Sans Âme raconte donc l’histoire d’Alexia Tarabotti, jeune et riche bourgeoise anglaise de 26 ans, issue d’un père italien et d’une mère anglaise. Son père étant mort et sa mère s’est remariée avec Mr Loontwill avec qui elle a deux autres filles. Alexia est une vieille fille, son physique, ingrat si on écoute sa mère, et surtout sa personnalité ont poussé sa mama à ne jamais la mettre sur le devant de la scène pour lui trouver un mari. Il en résulte qu’à 26 ans elle n’est toujours pas mariée.

Gail Carriger a créé une société victorienne dans laquelle les vampires et les loups garous sont connus et acceptés, dont des membres éminents font partie du cabinet fantôme de la reine Victoria.

La plus grande particularité d’Alexia n’est cependant pas son physique mais le fait qu’elle soit une paranaturelle, une sans âme. Les sans âme ont la seule capacité d’annuler les pouvoirs des surnaturels (loups-garous, vampires et fantômes) par un simple touché et de les faire redevenir humains le temps que dure le contact. Alexia n’est pas vraiment heureuse chez elle, sa famille ne le comprend pas, sa mère est castratrice, ses sœurs sont de vraies pestes et la méprisent un peu d’être une vieille fille et avoir un cerveau (contrairement à elles). Heureusement Alexia a une très bonne amie, Ivy, et surtout elle adore se chamailler avec Lord Maccon, l’alpha de la meute de loups-garous de Londres.

Lord Maccon est un personnage exquis ! C’est un loup-garou écossais, bourru et malpoli, terriblement agaçant et surtout très attachant ! Ses joutes verbales (et pas que) avec Alexia font tout le sel du roman. J’aime bien aussi le professeur Lyall qui me fait un peu penser au Dr Watson ! De façon générale, les personnages sont tous bien développés, ils sont tous savoureux, en particulier Lord Akeldama. Ce vampire est un cliché de l’homosexualité mais il est succulent !

Le style de Gail Carriger est très particulier, Sans Âme est un roman intelligent mais aussi léger et drôle. Son héroïne est une femme forte, bien qu’elle soit une vieille fille dans l’Angleterre victorienne, et n’a pas la langue dans sa poche ! Elle est intelligente et drôle, tellement impertinente pour son époque et pourtant si victorienne malgré tout.

L’histoire est bien menée, c’est malin, c’est vraiment plaisant ! Gail Carriger place les éléments de son intrigue un par un et nous aide à cheminer vers les conclusions. Il n’y a pas vraiment de révélation choc mais ce n’est pas ce qui compte.

J’ai passé un excellent moment en lisant ce livre. Tous les ingrédients sont réunis pour faire un bon roman : du steampunk, des créatures surnaturelles, une jeune femme forte et intelligente, une bonne intrigue, une histoire d’amour et une bonne dose d’humour. J’ai beaucoup souris pendant cette lecture, surtout vers la fin du livre et ça m’a fait beaucoup de bien. L’humour de Gail Carriger est fin, subtil est intelligent, exactement comme m’est apparue la dame lors de son petit déjeuner aux Imaginales.


L'avis de Chani : 3/5

Nous faisons connaissance avec Alexia Tarabotti, jeune femme célibataire de 25 ans, et donc plus précisément une vieille fille selon les critères de l’époque Victorienne. Alexia est une paranaturelle, une « sans âme », qui a pour particularité d’annuler les pouvoirs des créatures surnaturelles en les touchant. Les crocs des vampires se rétractent et le loup est refoulé chez les garous à son contact. Outre cette particularité, Mademoiselle Tarabotti a le fâcheux défaut, selon sa mère, d’avoir un caractère bien trempé, assorti d’une grande intelligence, mais aussi d’avoir la peau mate de son père Italien, et non le teint de porcelaine en vogue à l’époque. Les trois éléments conjugués sont surement la cause de son célibat d’ailleurs !

Et les choses ne vont pas aller en s’améliorant puisqu’Alexia va tuer un vampire solitaire et se retrouver prise dans la spirale des événements qui vont en découler.

 

Gail Carriger signe là un steampunk réussi, drôle et inventif, servit par un style au charme suranné qui m’a beaucoup séduite.

L’héroïne est attachante, impertinente et drôle, le duo formé par Lord Maccon et le professeur Lyall n’est pas sans rappeler Holmes et Watson, Lord Akeldama est déjanté et décadent à souhait, nous avons une galerie de personnages hauts en couleurs tous réussis, ce qui est assez rare pour être souligné.

L’histoire quant à elle est surtout un prétexte à l’épanouissent de l’idylle entre notre héroïne et Lord Maccon après des débuts plus que tumultueux.

 

Mais hélas, malgré tous les points positifs relevés précédemment, je n’ai pas été séduite par l’ensemble de l’œuvre, trop typée romance paranormale à mon goût. Mais pour celles et ceux qui apprécient le genre, foncez, je pense que vous ne le regretterez pas.

 

L'avis de Nairo : 4/5


Alexia est une vieille fille de la bonne société londonienne typée italienne et d'un caractère plutôt affirmé. On la découvre dans la bibliothèque du Duc de Snodgrove, déçue par ce bal où il n'y a même pas, comme sa mère l'avait laissé entendre, un buffet digne de ce nom. Elle n'aurait pas dû se trouver sans chaperon mais en tant que "sans âme", Alexia ne craint pas grand chose. Malheureusement, un vampire nouveau-né et affamé la trouve seule. Comme il espère se nourrir, il n'a visiblement pas connaissance de sa condition de paranaturelle. Alexia est choquée par son manque de savoir-vivre (ils n'ont même pas été présentés) et de son ignorance sur ses capacités liées à son manque d'âme. À partir du moment où elle est obligée de se défendre, sa vie va basculer. Elle sera entraînée dans un complot de grande envergure.

Gail Carriger a abordé le surnaturel sous un aspect assez original. L'état de vampire ou loup-garou serait dû à un excès d'âme. Spécialisée dans l’anthropologie, elle décrit le monde londonien du XIXe siècle avec beaucoup de justesse (enfin, je ne suis pas spécialiste). J'ai eu l'impression de me déplacer dans les rues de Londres à l'instar d'Alexia, grâce aux descriptions très fines de l'auteur. Et pourtant, elles sont vraiment bien implantées dans le texte car je n'ai pas vraiment eu d'impression de longueur (sauf, peut-être, sur les moments où elle s'appesantit sur les scènes de sexe).
Les personnages sont aussi très complexes, malgré un côté un peu caricatural. J'aime beaucoup le style et l'humour de l'auteur, mais j'ai quand même trouvé un peu lourd qu'elle se sente obligée d'appuyer ses traits d'humour (au cas où nous n'aurions pas compris, bêtes lecteurs que nous sommes). Et comme je le disais précédemment, ses expériences anatomiques prennent un peu trop de place à mon goût. Toutefois, le vocabulaire employé est assez rafraîchissant par rapport à ce qui est à la mode en bit-lit actuellement.
Gail Carriger a brodé un monde complet où la politique occupe une place importante. Elle joue sur les peurs des humains envers les êtres surnaturels pour développer son intrigue. L'histoire se déroule plus ou moins pendant le siècle des lumières, où les clubs pour hommes, les recherches et découvertes scientifiques foisonnaient. Dans le livre, la majorité des femmes sont frivoles et ne pensent qu'à leur mariage, mais c'est tout de même une reine qui les dirige (aidée par des conseillers, notamment surnaturels).
J'avoue avoir eu des moments de franche rigolade -dans le train, les gens ont dû me prendre pour une folle ! -, et j'attends avec impatience que la suite sorte au format poche.


Avis rédigé dans le cadre du Défi lecture 2012 - ABFA et V&S - Auteur nord américain vivant

Défi lecture 2012 ABFA & V&S

xylara Le mardi 8 février 2011 à 13:05
Oh c'est sympa comme critique. Je vais me laisser tenter !

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