Sors de ce corps, William !

Titre original : Plötzlich Shakespeare
Auteur : David SAFIER
Saga :
Editeur : Pocket
Date de parution : jeudi 7 juin 2012
Public : Adultes
Note de la rédaction :

Résumé (spoiler)

C'était Roméo et Juliette et patatras : c'est Peines d'amours perdues...
Plaquée par l'homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Prospero, spécialiste ès voyages dans le temps et retour d'affection...
Mal lui en prend car, sitôt ensorcelée, la jeune femme reprend conscience dans la peau de... William Shakespeare.
Si la vie et l'amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes...

Notre avis

L'avis d'Oskarya

Je suis tombée sur ce livre par hasard. Hasard, vraiment ? Disons juste qu’à la recherche de « peines d’amour perdues » de mon amour de toujours je me suis retrouvée nez à nez avec lui en mode drag queen sur cette couverture. 
Voilà qui m’a interpellée, et plus que curieuse qu’il n’est permis de l’être dès que son nom apparaît quelque part, j’ai acheté ce livre que je qualifiais d’emblée « d'OVLNI » (Objet Vaguement Littéraire Non Identifié).

A noter : Il n’y a rien d’historique dans ce livre. On est prévenu dès le début par une petite phrase de l’auteur en guise d’introduction. Mais même prévenue j’ai du mal avec l’anachronisme de certains passages. 
Donc, Rosa aime Jan qui aime Olivia. Désespérée et toujours amoureuse, Rosa se livre à une expérience de régression temporelle et se retrouve transportée dans le corps de celui qu’elle a été dans le passé : le célèbre dramaturge William Shakespeare, qui est ici au début de sa carrière d’auteur. Elle ne pourra revenir dans son corps d’origine que lorsqu’elle aura découvert ce qu’est le véritable amour. S’ensuivent des aventures qui se veulent rocambolesques. 

Je l’ai lu d’une traite. Une soirée a suffi. Et que dire ? J’ai trouvé les personnages et l’histoire convenus, sans vraie surprise. Il y a tout de même quelques passages drôles, voire même très drôle pour l'un d'entre eux, mais hélas le livre pèche par manque de régularité. 
Les personnages manquent de profondeur et sont stéréotypés à souhait, Rosa est une institutrice mal dans sa peau et détestant son travail, Jan un gentil garçon riche, Olivia la réussite même et William un artiste coureur de jupons. Pas beaucoup de subtilité dans tout ça, ni dans la quête du véritable amour d’ailleurs. Les situations sont parfois plates alors qu’elles devraient être amusantes ou chargées d’émotions et les rebondissements sont quasi inexistants. On s’attend à la fin et elle ne déçoit pas, presque heureusement dirais-je. 

C’est un de ces livres que je lis aussi vite que je les oublie. Il n’est pas extrêmement mauvais, mais ce n’est pas non plus une réussite. Même si le ton humoristique et décalé est assumé, il lui manque un petit quelque chose : un peu de folie peut-être, ou même de sérieux. Mais je crois surtout qu’un roman qui utilise Shakespeare devrait contenir quelques envolées lyriques pour lui rendre hommage et justifier sa présence dans l’histoire, et non pas faire du grand homme un simple support marketing. 
Un livre que je conseillerai comme lecture de plage pour mettre son cerveau, comme le reste, en vacances.

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