Journal d'un marchand de rêves

Saga : L'Atlas des songes
Rang dans la saga : N° 1
Editeur : L'Atelier Mosésu
Date de parution : samedi 8 octobre 2016
Public : 15 ans et plus
Genre : Fantasy
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

« J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe.
Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais.

Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’éliminer, mais avec élégance.

M’entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page…

La première est une fille.

La seconde, une soif de vengeance.

Je m’appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament… »

Notre avis

L'avis de Siana : 4/5

Walter Krowley n’est pas un mauvais gars. Fils d’un acteur célèbre, il a toujours eu tout ce qu’il lui fallait d’un point de vue matériel, mais il a manqué de l’essentiel. Jeune scénariste de dix-huit ans pas vraiment motivé, il ne sait tout simplement pas trop quoi faire de sa vie, jusqu’à ce que survienne un accident qui va tout bouleverser. Du jour au lendemain, il se trouve propulsé dans un monde inconnu durant son sommeil. La nuit, il vit à Doowylloh, le pendant onirique d’Hollywood, et on ne peut pas dire que la démocratie règne dans cette ville…
Dans son journal, Walter nous conte les mésaventures auxquelles il doit faire face, de la découverte de son Ça à la surveillance constante de l’administration, en passant par un exil forcé dans un rêve aussi dangereux que délétère. En parallèle, durant l’éveil, sa créativité qu’il croyait atrophiée se développe. Néanmoins, sa vie ne devient pas plus facile pour autant.
Anthelme Hauchecorne a créé, comme à son habitude, un univers complexe, quoiqu’un peu frustrant puisque que nous n’en découvrons les rouages qu’au compte-goutte. L’action y est omniprésente, mâtinée de steampunk et nourrie de western, mais l’intrigue ne manque pas de profondeur. C’est assez classique dans la gestion des rêves et de leur potentiel, cependant le roman trouve son originalité dans le mélange des genres ainsi que certains aspects de l’existence dans l’Ever.
J’ai préféré la deuxième moitié du récit, où sont davantage développés les sujets qui m’intéressaient comme le commerce du sable, qui est en quelque sorte l’or des rêves, et le fonctionnement de ce monde onirique, contrairement à la première qui est très axée sur l’aspect western, genre dont je ne suis pas fan.
Je ne me suis pas intéressée à la légère romance, par contre j’ai appris à apprécier le personnage principal ainsi que quelques autres. Walter est un brin naïf, mais il évolue beaucoup. Dans ce monde dangereux où le « chacun pour soi » est la règle de base, il faut faire des concessions pour survivre. On s’inquiète de l’avenir du jeune homme, mais plus encore des choix que lui-même va faire.
Ce roman parle de trahison et de faux-semblants, de la difficulté de grandir et d’être soi, de la grande exigence (parfois dans la douleur) du processus créatif et de la tromperie que cachent quelquefois les apparences les plus anodines.
Il s’agit du premier tome d’une série dont les volumes peuvent se lire indépendamment. Très bien écrit, ce roman d’aventure original au background solide et au rythme effréné saura plaire aux adolescents autant qu’aux adultes. J’ai beaucoup aimé les références à la culture pop, surtout dans les titres de chapitres qui m’ont amusée. La part steampunk du récit change résolument de ce qui se fait dans le genre en général et l’auteur sait ménager son suspense.
Ce fut une bonne lecture et je suis assez curieuse de découvrir le prochain tome et de voir comment l’univers sera développé, d’autant que la conclusion réussit à être frustrante même si elle se suffit à elle-même.

 

L'avis de Chani 4/5

« Fils de », blasé et immature, Walter Krowley voit sa vie bouleversée après un accident de voiture. Dès lors, ses nuits l’amènent à Doowylloh, un Hollywood fantasmé accessible uniquement via les rêves. Cette double vie, réelle et onirique va profondément changer Walter, que ce soit dans ses capacités créatives mais aussi dans ce qu’il est.

Quand j’ouvre un roman d’Anthelme Hauchecorne, je suis à chaque fois étonnée de la facilité que j’ai à me couler dans l’histoire, séduite en premier lieu par la plume de l’auteur. Il pourrait réécrire le bottin (on a les références de son âge…), je suis sûre que je trouverais ça super bien foutu. L’écriture de l’auteur est fluide et addictive, c’est un vrai bonheur. Passons maintenant à l’histoire de Walter, qui ne manque pas d’originalité. Le jeune homme va nous emmener avec lui à Doowylloh, une ville en apparence idyllique, mais qui est loin de l’être réellement et se révèle totalitaire et dangereuse. J’ai apprécié m’y promener et la découvrir par petites touches. Parce qu’il ne faut pas être pressé. L’auteur prend son temps et ne nous dévoile les secrets de Doowylloh qu’au fur et à mesure, avançant comme Walter, à l’aveuglette. L’univers créé ici est riche et complexe, l’auteur a pris soin de créer un background qui tient la route, dans lequel il est agréable de se perdre. Walter, notre héros, ou plutôt personnage principal, héros étant un bien grand mot pour le définir, se révèle attachant malgré un départ un peu compliqué, le personnage étant un peu suffisant à mon goût. Au final j’ai apprécié le voir évoluer dans l’histoire, pas assez armé pour son propre bien. L’ensemble fonctionne très bien, le roman se lit très facilement et j’attends maintenant la suite.

MarieGoose Le mercredi 15 février 2017 à 11:45
Le monde des rêves d'Anthelme Hauchecorne m'a rappelé la série Sandman de Neil Gaiman, mais avec des personnages de rêveurs moins puissants et plus humains. La coloration "western-steampunk" de certains passages m'a un peu dépaysée au début, puis très vite l'action nous entraîne, et les liens forts entre les protagonistes aussi. J'ai pris du temps avant de rédiger cet avis, car ce roman sort tellement des sentiers battus que je voulais voir si cette bonne impression persistait après plusieurs semaines. Je peux le dire maintenant : les personnages et l'univers restent durablement en mémoire et j'ai maintenant hâte de lire la suite.

lenia Le mardi 3 janvier 2017 à 11:45
Pourtant fan de toute littérature en relation avec les rêves, j'ai abandonné ce livre. Je déteste les westerns et à un moment de l'histoire, celle ci bascule en mode "western", grosses brutes et compagnie, testostérone à gogo... J'ai essayé de poursuivre mais l'ambiance semblait continuer alors dégoûtée j'ai stoppé net ma lecture.

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