Le livre perdu des sortilèges

Titre original : A Discovery of Witches
Saga : All Souls
Rang dans la saga : N° 1
Editeur : Orbit
Date de parution : mercredi 4 mai 2011
Public : 15 ans et plus
Genre : Fantastique
Note de la rédaction :
Note des internautes :

4° de couverture

Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique: l'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Notre avis

Avis de Zaza: 5/5

Le livre perdu des sortilèges est mon petit coup de cœur de l’année 2012 (eh oui, je sais, j’ai un peu de retard…). Déjà, pour commencer, j’ai aimé le titre. Il a tout de suite attiré mon attention. Un peu effrayée par le volume du livre et par une impression de déjà-vu en lisant le résumé j’hésitais à l’entamer, mais le sous-titre a achevé de me séduire et m’a forcée à l’ouvrir immédiatement : « Au commencement était la peur et le désir ».

Dès les premières pages, Deborah Harkness m’a acquise à sa cause. Les débuts étaient très prometteurs. Pour commencer, le décor choisi pour ce récit est une pure merveille : la bibliothèque bodléienne de l’Université d’Oxford. Wouaw, super !!! Ensuite, l’héroïne, une brillante universitaire spécialisée en histoire médiévale, travaille sur des manuscrits concernant l’alchimie du 17e siècle. Moi qui adore les livres anciens, j’étais conquise.

Bien entendu, la vie du personnage principal, Diana, va radicalement changer lorsqu’il découvre au hasard de ses recherches, un manuscrit médiéval, l’Ashmole 782. Ce manuscrit est ensorcelé. Bien qu’elle descende d’une longue lignée de sorcières, Diana a renoncé à la magie depuis la mort de ses parents, lorsqu’elle avait 7 ans. C’est donc tout naturellement qu’elle rend le manuscrit et ne souhaite plus s’en approcher. Mais les autres créatures fantastiques ne sont pas du même avis. Les vampires, démons et autres sorcières vont rapidement lui tourner autour. Seul Matthew Clairmont, un éminent généticien et vampire, va réussir à gagner sa confiance et plus encore… S’ensuit une folle aventure entre l’Angleterre, la France et les Etats-Unis.

Les décors de ce récit, je l’ai déjà dit, sont absolument exquis. Quel plaisir de se retrouver en territoire connu, dans les hauteurs de Clermont-Ferrand, d’explorer la prestigieuse université d’Oxford et de vivre la mythique fête d’Halloween au cœur des USA. En plus des décors, les thèmes abordés dans ce livre sont, certes, des créatures fantastiques, mais l’auteur nous parle beaucoup d’histoire et de science. Même si mes connaissances scientifiques ne m’ont pas permis de tout comprendre en détail, j’ai appris beaucoup de choses et cela m’a ravie. Pour affermir mon engouement, le récit est ponctué de dégustations de vin absolument délicieuses. J’ai réellement du lutter plus d’une fois contre l’envie de m’en ouvrir une bouteille pendant cette lecture (attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé… ;D). Si j’avais du incarner un personnage de littérature, c’est Diana que j’aurais choisie sans hésitation.

Et pour nous faire voyager au cœur de ce fabuleux récit, l’auteur manie une plume experte, précise et agréable. Son style est parfait, selon moi. Tout est justement dosé. Il n’y a pas de longueurs. Malgré les nombreuses descriptions, le récit n’en est pas alourdi. L’histoire est rythmée par de l’action, de la romance, de l’humour et de l’intrigue. L’auteur a réussi à me tenir en haleine du début à la fin, sans diminuer mon intérêt malgré les 517 pages du roman. Les personnages principaux tout comme les secondaires sont une véritable réussite et présentent énormément d’intérêt. L’héroïne est particulièrement attachante et captivante. Il pourrait même s’agir d’une biographie tant Diana ressemble à Deborah Harkness. J’ai aussi craqué pour la maison des sorcières avec sa personnalité autonome. Cela m’a beaucoup plu et m’a beaucoup fait rire.

Quelques éléments m’ont tout de même contrariée. En effet, dans ce livre, pour parler de la lignée des vampires, l’auteur recourt aux termes de la filiation classique : père, mère, grand-mère, fils, etc. Cela m’a grandement perturbée. Je préfère l’utilisation du terme "créateur" plutôt que celui de "père". Mais ce n’est qu’une question terminologique et certainement, une question d’habitude. La fin du récit m’a rendue également un peu sceptique. Je ne vois pas particulièrement dans quelle direction va nous mener l’auteur. J’ai peur qu’elle nous éloigne du récit originel. Mais vu la qualité de ce premier ouvrage, je pense être séduite peu importe ce qu’il se passe. Ma plus grande déception reste cependant, la difficile attente qui s’annonce pour la sortie du tome 2…

En conclusion, si je devais attribuer une note à ce livre ce serait sans hésitation un 6/5 en raison de la qualité de son écriture et de la qualité de l’histoire. Si vous ne l’avez pas encore lu, foncez immédiatement vous en emparer !

 

L'avis d'Exécutrice : 5/5

Le Livre perdu des sortilèges est un roman fantastique difficile à classer. Ce n’est pas vraiment de l’urban fantasy bien que l’histoire se passe dans notre monde et à notre époque. Ce n’est pas non plus de la romance paranormale, bien qu’il y ait une histoire d’amour et des créatures surnaturelles. En définitive c’est un peu un roman à la Anne Rice.

Le Livre perdu des sortilèges raconte l’histoire de Diana Bishop, sorcière par la naissance et historienne de l’alchimie par choix. Diana est orpheline, ses parents, de puissants sorciers ont été tués lorsqu’elle était petite. Leur mort ayant toujours été attribuée aux humains, elle a décidé qu’elle n’utiliserait jamais ses pouvoirs pour ne pas attirer l’attention des humains.

Le monde tel qu’il est dépeint dans ce roman est un monde tout ce qu’il y a de plus normal. Les humains n’ont pas connaissance de l’existence des sorcières, des sorciers, des vampires et des démons et semi-démons. Les créatures surnaturelles vivent donc au beau milieu des humains et doivent essayer de ne pas se faire remarquer, ce qui est difficile car leur véritable nature passe tout sauf inaperçue.

Diana est américaine, mais elle est à Oxford (en Angleterre pour ceux qui auraient du mal en géographie ^^) pour des recherches, puisqu’elle est historienne. Rien que ça me fait aimer le personnage, qu’elle soit une sorcière me la fait aimer encore plus, bref ce personnage ça pourrait être moi (si on était dans un autre monde … enfin vous m’avez comprise). Elle est dans la bibliothèque Bodléienne, et comme chaque jour elle demande un certain nombre de manuscrits à consulter. L’un d’eux, l’Ashmole 782, lui paraît étrange, il a une drôle d’odeur et lorsqu’elle pose la main dessus elle éprouve une sensation étrange.

A partir de ce moment elle va accumuler les ennuis ! Un vampire, un certain Matthew Clairmont va très vite l’aborder et lui vouer une très grande attention, puis ce sera des sorciers et des démons …

Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’histoire car ce serait vous gâcher le livre qui est vraiment très bien écrit. J’ai adoré sa façon de décrire l’ambiance de la bibliothèque, son respect envers les livres anciens, sa façon de traiter l’Histoire etc.

Ses personnages sont bien traités, bien développés et sont tous très intéressants. Bien sûr j’ai une préférence pour Diana et Matthew, mais les tantes de Diana, la mère de Matthew ainsi que Marthe et Marcus sont des personnages secondaires mais importants à la fois.

C’est un roman qui a une ambiance particulière, un roman qui prend son temps, ce qui peut en dérouter beaucoup au début. Il faut passer le cap des 150 pages pour qu’enfin l’intrigue vous prenne aux tripes et ne vous donne plus envie de poser le livre. C’est vrai que les 150 premières pages sont un peu longues, mais la suite du roman vaut vraiment le coup et la lenteur du début est, à mon avis, délibérée et voulue pas l’auteur (je vous rappelle qu’elle est historienne et que les livres d’historiens ne sont pas des livres rapides, il faut du temps pour bien décrire les évènements) et tout à fait nécessaire pour la mise en place de l’histoire, des personnages, de l’ambiance, du climat etc.

Je conclue donc en disant que ce livre est un de mes coups de cœur de l’année, que la suite doit sortir en anglais en 2012 (c’est Deborah Harkness qui me l’a dit sur Twitter ^^) et que du coup j’attends avec beaucoup d’impatience cette suite !

karine Le mercredi 15 août 2012 à 9:22
L'histoire est peut-être un peu longue à démarrer mais ça permet de découvrir les personnages, de créer l'ambiance et de s'y plonger. J'ai adoré ce livre, l'histoire, les personnages, tout m'a plus; c'est mature, drôle,... vivement la sortie poche des prochains volumes !!

anastasia Le mercredi 29 février 2012 à 9:22
Quand vous commencez à lire ce livre, vous avez un mal fou à le refermer... Vous voyagez à travers la plume experte de Deborah Harkness, l'Angleterre, le France, les livres anciens, le vin... C'est l'effet qu'il a eu sur moi, la suite de cette trilogie est très attendue ! Que dire de plus sans paraphraser L'éxécutrice ou Zaza... A lire absolument ! Il est certes sujet à controverse, mais c'est peut-être également ce qui le rend intéressant...

Némésis Le mercredi 22 février 2012 à 9:22
Très marrant les différences d'avis et de ressentit car moi, j'ai détesté ce livre que j'ai trouvé lent et sans queue ni tête. Comme quoi, il en faut pour tous les goûts, lol!

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